FURIOUS THINKING
Le Centre d’édition contemporaine accueille l’option Chroma (Représentation) de la HEAD (Haute École d’art de Genève) pour une exposition collective qui interroge les origines de leur pratique artistique.
Vernissage : 17.04.2026, 18h-21h
Exposition : 20.04-08.05.2026
Finissage : 07.05.2026, 18h-20h
Session d’écoute avec Henry Rausch
Avec
Maria Ayuda, Eole Camus, Baptiste Chenuz, Sanoë Chacín, Constance Flahaut, Fleur Gavarin, Maude Lueber, Ewan Mesa, Razene El Mestaysser, Charlotte Moreau, Lilly Nassauer, Aylin Özer, Audrey Ramos, Luna Rauck, Henry Rausch & Steven Kaiser, Philippe Stet, Pola Gilbert De Vautibault, Leandra Volpe, Jo Wydler


Gorrioncito, 2026. Photo : Heo Rin

Surely Not, 2026. Photo : Heo Rin

Jingo PEZ, 2026. Photo : Heo Rin

Mental Stack, 2026. Photo : Heo Rin

Endless Loading, 2026. Photo : Heo Rin

Chrysalide, 2026. Photo : Heo Rin

Le Rossignol ivre de fleur, 2026. Photo : Heo Rin

Mind that stains, 2026. Photo : Heo Rin

Wasp Trap, 2026. Photo : Heo Rin

2 x 48, 2026. Photo : Heo Rin


Take the sadness outta Saturday night, 2026 ; Leandra Volpe,
Missing Piece, CEC, 2026. Photo : Heo Rin

Take the sadness outta Saturday night, 2026 ; Leandra Volpe,
Missing Piece, CEC, 2026. Photo : Heo Rin

Dice try, 2026. Photo : Heo Rin

Ups almost kissed in the cowshed…, 2026. Photo : Heo Rin

Almost Surely, 2026. Photo : Heo Rin

Family’s Closet, 2026. Photo : Heo Rin

2 x 48, 2026. Photo : Heo Rin

Nique un raciste, vive mes racines, 2026. Photo : Heo Rin

Nique un raciste, vive mes racines, 2026. Photo : Heo Rin

Reste, CEC. Photo : Heo Rin

Missing Piece, 2026. Photo : Heo Rin
On est parti de ce qui se trouve dans le rétroviseur. Les flux d’images consommés, digérés – avec différents degrés d’intolérances – et régurgités. Dans cette circulation ininterrompue, comment se décide ce qui s’oublie, ce qui se conserve, et ce qui se transforme pour réapparaître dans la pratique artistique ?
Les images que nous retenons constituent déjà une forme de positionnement, bien avant leur passage à l’œuvre. Elles s’accumulent dans une zone intermédiaire, intime : une réserve mentale. Un magma de souvenirs, d’archives personnelles, de collections de flashbacks ou d’images fugaces issues du feed infini. C’est dans cet espace que se déposent formes, obsessions et intuitions.
Organisée par Nicolas Brulhart, Cédric Fauq et Niels Trannois avec les étudiant·e·x·s de l’option Chroma de la HEAD, Furious Thinkings’arrête sur cette matière première, à la recherche des images qui tourbillonnent. Elle met en place des pièges qui permettent de mieux figer ce qui semble trop fugace, flou et indécis.
Les images et autres signes sont autant d’organes de vocabulaires à venir, à inventer. Leur réappropriation passe par des gestes précis : sélectionner, cadrer, découper, colorer, associer, agrandir, imprimer, éditer. Extraire une image de son flux, c’est déjà la transformer — lui donner une durée, un poids, une place. Face à leur rapidité de circulation, ces gestes introduisent une autre temporalité : celle du tri, de l’attention et de la recomposition. Des gestes qui tentent de moduler les excès de vitesse du furious thinking.
Pour les étudiant·e·x·s de l’option Chroma, qui travaillent principalement sur et avec la toile, il s’agissait aussi de faire œuvre autrement : en se réappropriant des objets domestiques, des accessoires, des jouets, des carrelages, des autels ou même des gâteaux. Tout pouvait devenir surface et contenu : appliques lumineuses, literie, pantoufles ou rubiks’cube.
Mais aux abords de ce qui a été travaillé comme une chambre à l’apparence hermétique, rôdent toujours les loups et autres menaces d’un monde en furie.
Sanoë Chacín, Razenne El Mestaysser, Cédric Fauq et Niels Trannois