éditions RÉCENTES

2017
Jakob Kolding
Through the Looking Glass
Jean-Michel Wicker
#picturebook1
Mélanie Matranga
A : Hope open et B : Love close
2016
Jean-Michel Wicker
Belle étiquette
Mathis Gasser In the Museum
1 2 (3), Regulators 1 2 n
Artist’s Voices
triple vinyle
Valentin Carron
Sunset Punta Cana
2015
Tobias Kaspar
Heart-Bite Valentine’s Day Teddy
Jason Dodge
édition de 120
David Hominal
Détail
Jason Dodge
« what we keep doing to ourselves »
(made near Jean Calvin’s grave)
Jason Dodge
Shoes made for someone with three feet by a master shoemaker in Berlin.
David Maljkovic
with
Konstantin Grcic
Negatives
2014
Victor Man
sans titre
Raphaël Julliard
RREPTILES
Oriol Vilanova
ONE HUNDRED AND FIFTY
2013
David Hominal
Through the Windows
sérigraphies
David Hominal
Through the Windows
publication
Philippe Decrauzat
One second, Notes on Replica
Jonathan Monk
Soft Boiled Egg 1/10, …, Soft Boiled Eggs 10/10

 


Actualité

 

jusqu’au 25 novembre 2017

 

Thomas Hirschhorn
Flashforward

 

Présentation du fac-similé de la publication Les plaintifs, les bêtes, les politiques

Thomas Hirschhorn, Les plaintifs, les bêtes, les politiques, brochure imprimée en offset, quadrichromie, papier couché, brillant, 80 g/m2, 231 × 24 cm, 208 pages. Edition originale du Centre genevois de gravure contemporaine/Centre d’édition contemporaine (CEC), Genève, 1995 et l’édition du fac-similé, éd. Galerie Chantal Crousel, Paris, 2017.

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Edited by the CEC!

Editions de Valentin Carron, Marc Camille Chaimowicz, François Curlet, Philippe Decrauzat, Jason Dodge, Sylvie Fleury, Mathis Gasser, Thomas Hirschhorn, David Hominal, Tobias Kaspar, Jakob Kolding, Mélanie Matranga, Giuseppe Penone, Oscar Tuazon, Oriol Vilanova, Jean-Michel Wicker, Susanne M. Winterling, Heimo Zobernig

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Focus: Mélanie Matranga

La démarche artistique de Mélanie Matranga est traversée par des récits qui infiltrent une production d’objets, d’installations et de films, ou même de pièces de mobilier et des reconstitutions d’intérieurs, qui se chargent de signes, de textes ou d’images signifiants : dessins, photographies, imprimés, projections. Ces éléments combinés proposent des « situations » qui interrogent l’intime et semblent imprégnés de sensations et de sentiments résiduels, réceptacles où se croisent le vécu et l’imaginaire, le document et le scénario.

Mélanie Matranga analyse les problématiques de l’identité, du sentiment amoureux, du rapport à l’autre et au collectif. Dans une société où chacun semble vivre dans sa « bulle », affective, psychologique et sociale, où l’échange semble différé par le monde absorbant du numérique et des réseaux sociaux, par l’émergence de nouvelles peurs et par les injonctions à « être soi-même », boursouflant encore plus les égocentrismes, amplifiant la perte de solidarité et accentuant les solitudes. Les « chambres » de Matranga offrent une atmosphère calme, propice à l’écoute, à l’empathie et à la réflexion.

Ces « lieux » questionnent un monde où semblent de plus en plus se juxtaposer les individualismes et les différents groupes communautaires, où chacun vit un repli sur soi. Ces phénomènes d’incommunicabilité sont particulièrement et subtilement mis en scène notamment dans les deux derniers films de Matranga, Jour&Nuit (2015) et You (2016), où des personnages, souvent des adolescents, se rencontrent, tentent des échanges verbaux, affectifs, sensuels ou sexuels sans réellement y parvenir. Dans ces histoires courtes, les acteurs semblent flotter, bloqués dans leur tête ou leurs préoccupations personnelles, peinant à communiquer, sans même y tenir réellement. Ils se rencontrent, se loupent, se retrouvent, comme par hasard, guidés par un scénario très ouvert, laissant du temps et de l’espace à la liberté d’expérimenter et de vivre.

Mélanie Matranga reste dans une esthétique simple, pauvre, accessible. Elle combine des meubles et des éléments de décors basiques – lits, matelas, coussins, fauteuils, lampes, tentures -, qu’elle travaille dans des matériaux naturels – bois, coton, corde -, qu’elle bricole ou réarrange, sans faire du design, elle privilégie le fait main. Des objets, invitant au confort ou parfois à un inconfort ironique, mais toujours doux, lumineux, proposent au public une forme de détente et de disponibilité. Comme le dit Mélanie Matranga : « Ce qui m’intéresse, c’est comment se placer physiquement dans un endroit, mais aussi comment se placer dans la vie avec les autres, comment se définir par rapport aux autres ». [1]

Pour le CEC et la présentation de ses deux films, Jour&Nuit et You, Mélanie Matranga a prévu une cabine constituée de grands panneaux en draps blancs séparant la projection du reste de l’espace et de la lumière, offrant surtout un espace protégé et propice au visionnement de ces films intimistes, nous invitant à la fois à l’introspection et à notre rapport à l’altérité.

Mélanie Matranga est une jeune artiste française née en 1985 à Marseille, elle vit et travaille à Paris et a déjà participé à plusieurs expositions collectives entre 2013 et 2017 à la Dortmunder Kunstverein, Dortmund, Cneai, Paris, aux Atelier de Rennes, à la Fondation d’Entreprise Ricard, Paris, au Museum Ludwig, Cologne, à Union Pacific, Londres, à Artists Space, New York, au LUMA Westbau, Zurich et chez Castillo/Corrales, Paris. Elle a également été invitée à participer à plusieurs expositions personnelles entre 2014 et 2017 à la Schirn Kunsthalle Frankfurt, à Karma International, Los Angeles, Indipendenza, Rome, Edouard Montassut, Paris, au Palais de Tokyo, Paris et pour le Frieze Artist Award, Frieze Art Fair, Londres.
[1] Citation tirée de l’entretien avec Mélanie Matranga mené par Thomas Boutoux et Benjamin Thorel paru dans la monographie de Mélanie Matranga, collection Palais de Tokyo (Paris), édition Les presses du réel, Dijon, 2015

 

 

 

 

 

A Venir

 

Jonathan Monk
Directional Advice

Présentation de l’édition offerte aux membres 2017 de l’association du CEC

Le jeudi 7 décembre 2017 dès 18h